Paris...à pied, les yeux ouverts, le nez en l'air
ou l'architecture dans tous ses détails

ATELIERS D'ARTISTES A MONTPARNASSE

 

         

Accueil  

Paris de A à Z

Galeries
bestiaire
boutiques
cariatides
détails
dômes
façades
halls
immeubles industriels
plaques
portes
statues  & sculptures
signatures
divers

Itinéraires

Thèmes

Contact

Liens

     

    Il n'est pas besoin de marcher longtemps dans le quartier de Montparnasse pour découvrir les nombreux ateliers d'artiste qui s'y trouvent. Ils se caractérisent par une double hauteur (et une mezzanine) et de grandes baies vitrées pour faire entrer la lumière. Idéalement, les ateliers doivent être exposés au nord pour éviter les changements d'orientation de la lumière, et donc des ombres, sur le modèle et sur la toile. C'est loin d'être la règle. Selon toute vraisemblance, bien peu d'entre eux sont aujourd'hui occupés par des artistes; d'ailleurs, certains l'ont-ils jamais été?

    Où les trouver?

PLAN

    - au fond des cours, pour la plupart inaccessibles de nos jours avec les digicodes, ou groupés en cités; ainsi en est-il de l'atelier du sculpteur César rue Roger, de celui de David d'Angers rue de Vaugirard, des ateliers du 40 rue Boissonade, de ceux groupés sur trois allées que l'on entrevoit 3bis rue Jean Ferrandi ou de ceux partiellement visibles de la cité Nicolas Poussin 242 boulevard Raspail, la cité d'une centaine d'ateliers 9 rue Campagne Première, la quinzaine d'ateliers que l'on aperçoit 77 avenue Denfert Rochereau, les ateliers cité Falguière, ceux du 22 rue Delambre, de la Ruche 2 passage de Dantzig et l'ensemble des bâtiments qui constituent le musée Zadkine 100bis rue d'Assas; ce sont souvent des constructions légères en matériaux de récupération, notamment après le démontage des expositions universelles et l'ensemble  est parfois hétéroclite:

 

     - dans des maisons particulières car, contrairement au mythe romantique de l'artiste maudit qui crève de faim dans une soupente glaciale (mais il y en eut), ils furent (et sont)  nombreux à connaître la gloire et la fortune de leur vivant; quelques uns se firent même construire une maison en plein Paris: Bouguereau, Jean-Paul Laurens, peintre bien relégué aujourd'hui mais qui était au faîte de la gloire lorsqu'il  fit bâtir son hôtel rue Cassini...

 

 

 

 

      - dans des immeubles ateliers, et le quartier de Montparnasse n'en manque pas (mais on en trouve aussi dans le 14ème autour du parc Montsouris, le 15ème, le 16ème et le 17ème; voir la galerie façades/autres façades); dommage que le 126 boulevard du Montparnasse ne soit plus accessible car les ateliers sont sur les deux cours intérieures (architecte Louis Süe, 1925):

      - au dernier étage des immeubles avec très souvent un éclairage par la façade et un éclairage zénithal; certains de ces ateliers sont dotés d'une porte étroite en façade et conservent la poulie extérieure qui permettait de hisser les toiles de grand format:

    La rue Campagne Première est particulièrement riche: pour une rue qui ne compte que 33 numéros, on y trouve deux immeubles ateliers, deux cités et un immeuble avec ateliers au dernier étage. La rue de la Grande Chaumière et les numéros pairs du boulevard Raspail entre le carrefour Vavin et la place Denfert Rochereau sont également riches en ateliers.

 

 Les artistes de Montparnasse

    Ceux d'avant:

    Paul Baudry 1828-1886, gloire de "l'art pompier" et du nu féminin, eut son atelier 56 rue Notre dame des Champs, William Bouguereau 1825-1905, autre gloire de "l'art pompier" qui s'opposa systématiquement à Manet et aux Impressionistes se fit construire un hôtel particulier atelier en 1867 au 75 rue Notre Dame des Champs; Carolus-Durand  1837-1917 qui accéda à tous les honneurs officiels habitait 11 rue Jules Chaplain; Jean-Baptiste Carpeaux 1827-1875 qui sculpta les quatre parties du monde de la fontaine de l'Observatoire et la Danse à l'Opéra habita boulevard Saint Jacques et travailla dans un des ateliers du 77 avenue Denfert Rochereau; Eugène Carrière 1849-1906 qui avait son atelier à côté d'Antoine Bourdelle 18 impasse du Maine (aujourd'hui rue Antoine Bourdelle); ces ateliers font partie du musée Bourdelle et sont ouverts au public; Paul Cézanne 1839-1906 résida un temps  53 rue Notre Dame des Champs, 5 rue de Chevreuse, 5 rue Bréa puis rue de Vaugirard; Camille Claudel 1864-1943 dont la famille habita 111 rue Notre Dame des Champs (puis boulevard de Port-Royal) eut un atelier au 117 de la même rue à partir de 1882, Alexandre Falguière 1831-1900 avait son atelier 68 rue d'Assas; Louis Français 1814-1897, peintre de l'école de Barbizon vécut 139 boulevard du Montparnasse; Paul Gauguin 1848-1903 habita 74 rue Falguière puis 29 rue Boulard; Jean-Léon Gérome 1824-1904 autre farouche adversaire de Manet et des impressionistes et autre gloire de l'art officiel s'installa 70bis rue Notre Dame des Champs en 1861; Henri Harpignies 1819-191 était un habitué de la Brasserie L'Avenue à l'angle du boulevard du Montparnasse et de la place de Rennes (du 18 juin); le Néerlandais Johan Jongkind 1819-1891 qui habita 127 boulevard du Montparnasse et eut son atelier 5 rue de Chevreuse en 1860, Jean-Paul Laurens 1838-1921 peintre d'histoire qui fut célébrissime et participa à la décoration du Panthéon à Paris, du Capitole à Toulouse et de l'Hôtel de ville d'Angers, peignit le plafond du théatre de l'Odéon (recouvert en 1965 par une peinture d'André Masson) et de celui de Castres, habita 73 rue Notre Dame des Champs puis se fit bâtir un hôtel particulier 5 rue Cassini en 1903; l'écrivain britannique Somerset Maugham  1874-1965 vécut Rue Victor Considérant entre 1901 et 1904, l'Américain James McNeill Whistler 1834-1903 vécut 3 rue Campagne Première en 1858 et eut un atelier 86 rue Notre Dame des Champs de 1892 à 1902. D'autres encore...

     

    Ceux de la grande époque, également appelés les Montparnos:

    Parmi ceux qui y ont habité:

    Eugène Atget 19 rue Campagne Première de 1898 à 1927, Francis Bacon 1909-1992 à l'hôtel Delambre en 1927, Auguste Bartholdi  auteur de la statue de la Liberté 38 rue Vavin, Antoine Bourdelle 18 rue Antoine Bourdelle, Constantin Brancusi 9 rue du Montparnasse, André Breton lui aussi à l'hôtel Delambre 35 rue Delambre, Alexandre Calder 60 boulevard du Montparnasse, 22 rue Daguerre puis 14 rue de la Grande Chaumière, Marc Chagall 18 rue Antoine Bourdelle de 1910 à 1912, Camille Claudel 117 rue Notre dame des Champs, Marcel Duchamp 37 rue Froidevaux, Foujita  9 rue Campagne Première et 5 rue Delambre de 1917 à 1926, le poète Paul Fort 24 rue Boissonade de 1904 à 1914 (il était aussi un des piliers de la Closerie des Lilas), Paul Gauguin 35 rue Delambre en 1891 puis 8 rue de la Grande Chaumière de 1893 à 1894 mais aussi 29 rue Boulard, Ernest Hemingway 113 rue Notre Dame des Champs de 1924 à 1926, 171 boulevard du Montparnasse puis 69 rue Froidevaux, Moïse Kisling intégra la Ruche, puis un atelier rue Jean Ferrandi puis3 rue Joseph Bara de 1913 à 1939, Fernand Léger 86 rue Notre Dame des Champs de 1916 à 1956, Henri Matisse 132 boulevard du Montparnasse à partir de 1927, Henry Miller 60 rue Raymonf Losserand, 15 rue Delambre puis 18 villa Seurat, Amadeo Modigliani 8 rue de la Grande Chaumière de 1917 à 1920 et 216 boulevard Raspail où s'élève aujourd'hui l'immeuble ateliers du cinéma Studio Raspail, Piet Mondrian 33 avenue du Maine de 1912 à 1913 puis 26 rue du Départ de 1913 à 1938, Alphons Mucha 13 rue de la Grande Chaumière de 1896 à 1898 mais aussi 6 rue du Val de Grâce, Anaïs Nin 18 villa Seurat, Emile Othon-Friesz eut son atelier 73 rue Notre Dame des Champs de 1914 à 1949, Amédée Ozenfant 16 rue Boissonade en 1911 puis 53 avenue Reille dans la villa atelier qu'il se fit construire par Le Corbusier, Jules Pascin 3 rue Joseph Bara en 1913-1914, Pablo Picasso 242 boulevard Raspail en 1912 puis 5 bis rue Schoelcher de 1913 à 1916, Cole Porter étudia la musique à la Schola Cantorum 269 rue saint Jacques après la première guerre, Ezra Pound 70bis rue Notre Dame des Champs à partir de 1921, Man Ray 15 rue Delambre puis 31 rue Campagne Première dans l'immeuble ateliers, Rainer Maria Rilke 9 rue Campagne Première, Romain Rolland rue Boissonade où il écrivit Jean-Christophe de 1904 à 1912, le douanier Rousseau 44 avenue du Maine de 1893 à 1895 puis rue Vercingetorix puis de 1901 à sa mort en 1910 rue Gassendi,  John Singer Sargent 81 puis 135 boulevard du Montparnasse et 73 rue Notre Dame des Champs, Gino Severini (qui s'établit à Paris dès 1906) 20 rue Ernest Cresson en 1918, le compositeur Germaine Taillefer 87 rue d'Assas, Ossip Zadkine 100bis rue d'Assas de 1928 à 1967 où son atelier est devenu musée (bien évidemment, certains ont pu habiter le quartier avant et après les dates indiquées).

    et, dans le désordre: le peintre noir américain Archibald Motley, Dos Passos,Cocteau, Derain, Philippe Soupault, James Joyce, Giacometti, Radiguet, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir qui, avant de régner sur Saint Germain des Près, furent des Montparnos assidus; Simone de Beauvoir habita d'ailleurs de 1955 jusqu'à sa mort en 1986 un des ateliers du 11 rue Schoelcher. Sans oublier Helena Rubinstein, collectionneuse qui fit construire les immeubles-ateliers du 9 rue Delambre et du 216 boulevard Raspail dont elle occupa le dernier étage.... A ces adresses, il faut ajouter les ateliers et les villas du quartier Montsouris qui, bien qu'un peu excentrés par rapport au carrefour Vavin, abritèrent de nombreux Montparnos.

    On reste confondu par le nombre d'artistes d'Europe, d'Asie et d'Amérique, peintres, écrivains, sculpteurs de renommée mondiale qui ont, pendant une petite trentaine d'années, fréquenté le quartier de Montparnasse et cela donne une idée de ce qu'a été l'influence française dans le monde à cette époque. Marcel Duchamp écrivit d'ailleurs en 1934 que Montparnasse fut le premier groupe véritablement international d'artistes.

 

    Ceux d'après:

    Avec la fin du cubisme (qui était allé au bout de l'aventure) et du surréalisme (car avec la montée des totalitarismes, la guerre et l'occupation, le jeu des "cadavres exquis" n'était plus de mise), les lumières de Montparnasse se sont éteintes les unes après les autres et les tentatives de les rallumer furent vaines. Même si, selon la légende, Hemingway était rentré dans Paris avec la division Leclerc pour "libérer la Coupole" (une autre version affirme que c'était pour libérer le bar du Ritz), le flambeau était passé à Saint Germain des Prés (qui fut beaucoup plus littéraire que pictural). Pour autant, quelques Montparnos restèrent fidèles, Fernand Léger et Zadkine pour n'en citer que deux, et furent rejoints par une nouvelle génération: Cesar qui eut un atelier 10 rue Roger, Nicolas de Staël qui séjourna 13bis rue Campagne Première puis 83 boulevard du Montaparnasse, Yves Klein également rue Campagne Première au n°14, Charles Lapicque qui vécut 4 rue Froidevaux, le sculpteur Paul Belmondo qui habitait rue Victor Considérant et travailla dans un des ateliers du 77 avenue Denfert Rochereau, Bernard Mandeville qui était installé rue Notre dame des Champs à côté du sculpteur Georges Nadal; l'Américaine Joan Mitchell eut un atelier rue Frémicourt en 1959 puis rue Campagne Première en 1989, l'Américain James Baldwin écrivit "Giovanni's Room au Select en 1956... Les ateliers de la Ruche abritent toujours des artistes, l'Académie de la Grande Chaumière est toujours là, de même que les boutiques du boulevard Edgar Quinet avec leurs tubes de couleurs, leurs pinceaux, leurs ciseaux, preuve que les peintres et les sculpteurs sont toujours présents alentour.

Les lieux mythiques de Montparnasse

    Le Bal Bullier se situait à la station Port-Royal de la ligne de Sceaux (aujourd'hui RER B) 31 avenue de l'Observatoire (devenue dans cette partie avenue Georges Bernanos); ouvert en 1847, il a fermé ses portes avant la seconde guerre mondiale; l'emplacement est aujourd'hui occupé par le centre universitaire Jean Sarrailh et le resto u le Bullier; le deuxième acte de l'opéra de Puccini "la Rondine" se passe au bal Bullier;

    Le Bal de la Boule Blanche ouvert au 33 rue Vavin après la guerre de 14-18;

    L'Académie de la Grande Chaumière fondée en 1902 au 14 rue de la Grande Chaumière où elle est toujours installée et où, parmi tant d'autres, furent inscrits Gauguin, Modigliani, André Lhothe, Alexandre Calder; Bourdelle et Fernand Léger y ont enseigné; c'est à l'angle du boulevard du Montparnasse et de la rue de la Grande Chaumière que se tenait chaque lundi jusqu'en 1914 le "marché aux modèles";

    L'Académie Colarossi: fondée par le sculpteur italien du même nom, elle s'installa en 1870 10 rue de la Grande Chaumière; l'Académie acceptait les femmes et les autorisait à peindre d'après des modèles masculins nus! Rodin dont la statue de Balzac est érigée carrefour Vavin y fut professeur;  Camille Claudel, Dunoyer de Ségonzac, le Germano-Américain Lyonel Feyninger, Paul Gauguin, Marcel Gromaire, l'Allemand Georg Grosz, Modigliani (qui y rencontra Jeanne Hébuterne) y furent élèves; Paul Poiret et Jacques Doucet comptèrent parmi ses mécènes. L'Académie ferma dans les années 30;

    L'Académie d'André Lhote, ouverte en 1922 était située rue d'Odessa puis 26 rue du Départ et l'Académie du Montparnasse 10 rue de l'Arrivée tandis que l'Académie du Caméleo, fondée par le sculpteur Levet en 1921, était installée 241 boulevard Raspail; une plaque aujourd'hui presque illisible "Académie directeur Szabo" est apposée au 22 rue Delambre; une école de peinture fut également ouverte 11 rue Jules Chaplain par la fille de Léon Tolstoï;

    L'Académie Ranson fondée en 1908 par le peintre Ranson était située 7 rue Joseph Bara; Kissling, Severini, Paul Sérusier, Félix Valotton, Edouard Vuillard y ont enseigné; Maria Vieira da Silva y fut élève en 1929, de même que Roger de La Fresnaye. L'Académie ferma ses portes en 1955; l'Académie Vitti était installée 49 boulevard du Montparnasse et l'Académie Russe 54 avenue du Maine; l'Académie  Matisse était un peu excentrée 33 boulevard des Invalides;

    Les Ateliers des Beaux-Arts de la Ville de Paris sont toujours en activité au 80 boulevard du Montparnasse de même que les Ateliers de sculpture de la Ville de Paris au 40 rue Boulard mais ces derniers semblent aujourd'hui menacés;

    L'American Center s'installa en 1920 261 boulevard Raspail et y resta jusque en 1988; le terrain fut alors vendu et est occupé aujourd'hui par la fondation Cartier mais le cèdre planté par Chateaubriand vers 1800 est toujours là;

    La Cantine des Artistes: ouverte en 1915 dans son atelier de la cité 21 avenue du Maine par le peintre Marie Vassilieff, elle accueillit notamment Appolinaire, Braque, Cendrars, Chagall, Max Jacob, Léger, Matisse, Modigliani, Radiguet, Soutine, Zadkine, etc.

    Chez Rosalie était un petit restaurant 3 rue Campagne Première tenu par Rosalie qui fut dabord modèle d'Odilon Redon et de Bouguereau;

    Le Grenier de Montparnasse était une cité ainsi baptisée par Cocteau qui se tenaitt dans d'anciennes écuries 6 rue Huyghens; le "groupe des six": Louis Durey, Georges Auric, Arthur Honneger, Francis Poulenc, Darius Milhaud et Germaine Taillefer avait l'habitude de s'y retrouver;ue d

    La Closerie des Lilas brasserie établie en 1903 sur l'emplacement d'un ancien relais de poste à l'extrémité du boulevard Montparnasse et dont la terrasse était ouverte sur le boulevard; s'y retrouvaient notamment Paul Fort, Guillaume Appollinaire et Alfred Jarry; des photos y rappellent le passage de James Joyce, de Dos Passos et de F. Scott Fitzgerald;

    La Coupole, brasserie 102 boulevard du Montparnasse, a ouvert en 1927; Jean Cocteau a participé à la soirée d'inauguration et c'est à la Coupole qu'Aragon rencontra Elsa Triolet en 1928; parmi ceux qui préféraient la Coupole aux autres cafés: Picasso, Radiguet, Foujita, Kisling, Giacometti, Zadkine; après la guerre, Yves Klein y dînait presque tous les soirs et des photos le montrent faisant du judo sur le toît terrasse (à l'époque, le bâtiment ne comportait qu'un étage et Yves Klein était aussi professeur de judo à l'American Center);

    Le Dôme, brasserie 108 boulevard du Montparnasse, date de 1897 et a eu Lénine et Trotzky pour clients; autres "dômiers" célèbres: Hemingway dont un chapitre de "Paris est une Fête" s'intitule "avec Pascin au Dôme", Man Ray, Henry Miller, Blaise Cendrars, André Breton, Samuel Beckett...

    La Rotonde, brasserie 105 boulevard du Montparnasse, ouvrit en 1911; Cocteau y a photographié Picasso;

    Le Select, 99 boulevard du Montparnasse, a ouvert ses portes en 1923 et fut le premier à rester ouvert toute la nuit;

    Le Dingo Bar, 10 rue Delambre; c'est au Dingo qu'Hemingway rencontra F. Scott Fitzgerald en avril 1925;

    L'hôtel Istria 29 rue Campagne Première qui a abrité pour quelques nuits (ou beaucoup plus) Picabia, Marcel Duchamp, Kisling, Man Ray et Kiki de Montparnasse avant qu'ils n'emménagent dans l'immeuble d'à côté, Erik Satie, Rilke, Tristan Tzara, Maïakovski, Louis Aragon et Elsa Triolet...

    Le Jockey à l'angle du boulevard du Montparnasse et de la rue Campagne Première, premier Night Club du quartier, ouvrit en 1923 en lieu et place d'un troquet baptisé "le cocher fidèle" puis traversa le boulevard pour s'installer au 127 à la fin des années vingt; Kiki en fut une vedette mais elle se produisit également au Cabaret des Fleurs rue du Montparnasse; autre boîte de nuit, la Cigogne était située 27 rue Bréa et les théatres étaient nombreux rue de la Gaîté;

    Le Sphinx: construit en 1930  au 31 boulevard Quinet, ce fut, avec le "One Two Two" du 122 rue de Provence et le Chabanais situés sur la rive droite, l'une des plus célèbres et des plus luxueuses maisons closes de Paris qui vit défiler bien des célébrités; il ferma ses portes et fut vendu en 1946; l'immeuble a depuis été démoli.

    Le Monocle, 60 boulevard Edgar Quinet, était un cabaret exclusivement féminin.

 

 

 

et pour compléter le parcours

    Quartier Denfert-Rochereau/boulevard Raspail:

    Carrefour Montparnasse/Port-Royal/Observatoire:

 

    Carrefour Vavin:

    Autour de la place du 18 juin: