Paris...à pied, les yeux ouverts, le nez en l'air
ou l'architecture dans tous ses détails

THEMES

 

   

L'hôtel Gaillard

   

Accueil  

Paris de A à Z

Galeries
bestiaire
boutiques
cariatides
détails
dômes
façades
halls
immeubles industriels
plaques
portes
statues  & sculptures
signatures
divers

Itinéraires

Thèmes

Contact

Liens

 

    L'un des hôtels particuliers les plus extravagants construits à Paris au XIXème siècle:

     

 

    Emile Gaillard, petit fils et fils de banquier, était lui-même banquier;  grand amateur d'art, il fit construire cet hôtel inspiré d'une aile du château de Blois pour y installer ses collections. L'Hôtel fut inauguré le 11 avril 1885 par un bal costumé auquel furent conviées plus de deux mille personnes. D'une superficie d'environ 1600 mètres carrés, il coûta 11 millions de francs de l'époque (environ 44 millions d'euros 2010). Mis en vente en 1904 à la mort d'Emile Gaillard, il ne trouva pas acquéreur malgré une mise à prix fixée à 3 1/2millions ramenée à 2 millions. La Banque de France le racheta en 1919 et en fit une succursale. Aujourd'hui la succursale est fermée et le bâtiment en attente d'une affectation.

    Il faut prendre le temps de regarder tous les détails, faitages, cheminées, tuyaux des gouttières, mascarons, etc. pour mesurer combien cet Hôtel, classé Monument Historique, est exceptionnel.

     

     

     

    La Banque de France fut créée en 1800 sous forme de société anonyme (une rareté à l'époque!) cotée en Bourse dès 1802 et était dirigée par 15 régents (équivalents des administrateurs) élus par les actionnaires et 3 censeurs (sans droit de vote, ils avaient pour mission de contrôler le conseil des régents et de rendre compte à l'assemblée générale des actionnaires).
    En 1806, l'Etat décida que les fonctions de direction de la banque seraient désormais exercées par un gouverneur et deux sous-gouverneurs nommés par lui; pour autant, les grandes orientations restaient du ressort des régents élus par les actionnaires; l'Etat n'était donc pas tout puissant, tant s'en faut.
    En 1936 les régents furent remplacés par 20 conseillers dont seulement 2 élus par les actionnaires, les autres étant nommés par l'Etat, sorte de nationalisation qui n'osait pas dire son nom; la véritable nationalisation intervint en 1945, les actionnaires étant alors indemnisés sous forme d'obligations d'Etat.